Heute ist der 19.09.2017

Est-ce que les gens naissent égaux en droits à l’endroit où ils naissent?

Von Narcisse Djakam

Alain Souchon:

Est-ce que les gens naissent égaux en droit à l’endroit où ils naissent | que les gens naissent pareil ou pas | Choisi pas ses parents, choisi pas sa famille | Choisi pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher | Je suis né quelque part…”

 

Il me souvient cette chanson d’Alain Souchon, un hymne a l’égalité des droits (À coup sûr des devoirs aussi). La question centrale est l'importance du fait que l’on naisse dans une region, dans un pays ou un endroit tout court sur la terre. 

“Choisi pas non plus les trottoirs de Manille de Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher…” On ne choisit pas aussi les ruelles de Wedding, les Ghettos de Kahrlshorst comme lieu d’habitation. On ne choisit pas d’être fils d’immigré, de par son apparence et sa culture d’être different... Déambulant les rues de Wedding, une zone de la capital allemande que j’affectionne particulièrement, il me venait des idées existentialistes liées aux paroles de cette chanson.

 

Il faut dire que Wedding a tout pour plaire. Rélayée dans les années de partage de l’Allemagne à une zone proche des frontières de la ville, zone ainsi propre à ceux qui n’avaient pas beaucoup de flexibilité financière, elle s’est retrouvée après l’unification des deux Berlin au centre de la ville. Une zone „à grand taux d’immigration au centre de la ville“, une rarité pourrait-on penser. L’observateur simplet se dira tout de  même que l’immigration n’est à la fin qu'un mouvement normal des populations resultants des réalités ponctuelles sociales et politiques dans le monde. L’immigré n’est pas en soi  exotique et appartient à par entière à la société. En Théorie…

 

Wedding... L’on y rencontre des personnes venant de continents variés. Les nombreux cafés à l’ambiance chaleureuse vous donnent la sensation d’être dans un canton des zones tropicales.

 

“ Choisi pas non plus les trottoir de Manille de Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher…” Cette chanson résonnait dans mes oreilles sans cesse et observant un groupes d’enfants issus à coup sûr de l’immigration (Ici je dois avouer honteux que la couleur de leur peau m'a inspirée cette conclusion hative et sans base solide), je ne pu m’empêcher de penser à leur avenir.

 

Qu’adviendra t-il de ces jeunes, coincés entre les attentes de leur pays d’origine (l’Allemagne ou le pays de leur parents? Reste à définir…) et leur pays d’acceuil?  Leur origine qui les met du coup dans le cadre des immigrés visible jouera-t-il en leur faveur ou pas?

 

Comme s’il lisait dans mes pensées,  un monsieur la cinquantaine consomée m’aborda sans beaucoup de procédure: “Jeune homme, alea jacta est”,

Je ne pu me retenir de sourir… De deux choses l’une; ou je rêvais à haute voix, ou le monsieur pouvait lire dans les pensées. Mais à l’instant present, je me réjouissais tout de même que quelqu’un aie eu le cran de m’aborder s’éloignant ainsi de l’indifférence qui caractérise les société "modernes".

 

“de quoi parlez vous?”, repliquai-je

 

“Ces jeunes dans leur insouciance n’ont pas compris les enjeux et les défis qui les attendent. Ils passent leurs journées à flaner et s’enorgueille d’agir contre le système allemand. L’allemand démeurre pour eux une langue étrangère et leur projet le plus solide c’est d’accéder à l’aide étatique le plus tôt possible. De toute évidence, ils ne s’identifient pas à notre culture.”

 

Cette homme avait gagné mon respect. Je partageais de très loin son avis et sa franchise et le courage de prendre position imposa mon admiration. Dans une constellation où les politiciens brillent par leur hypocrisie et jouent le jeux de la politique de l’autriche de  la presque totalité de la population, il faisait chaud au coeur de rencontrer une personne prête à présenter sans trop de voile sa perception de cette problématique.

Je pris le temps de commander un café noir sans sucre ni lait, liqueur revigorante dont le besoin se fait le plus sentir chez moi quand mes idées se bouillonent et la nécéssité d’un calmant se fait sentir. Je ne comprenait nullement cette vonlonté de mon organisme, mais la conversation avec le monsieur s’averait interessante et je ne pu me retenir de me plier à mes sens.

 

“ Narcisse Djakam, monsieur,  Berlinois et Africain” repoindi-je à l’endroit du monsieur.

 

“Appelez moi Herbert“ rencherit-il flegmatique.

 

„Monsieur Herbert, je fais l’effort de comprendre votre approche radicale de la question de l‘intégration de ces enfants dans cette société, mais n’y arrive nullement. Ces enfants sont allemands et ne connaissent autre chose que ce pays. Cette aide étatique dont vous parlez est leur droit et penser qu’il n’ont pour seul objectif que d’y acceder est un peu exagérer. Quelles possibilités d’épanouissement leur offre cette société? Sont-ils considérés comme des allemands à part entières ou entièrement à part? Combien de personnes les considèrent par rapport à leur apparence et non leur compétences?”

 

Apparement mon café noir sans lait ni sucre avait eu un effet plus fort qu’escompté. De toute évidence mon ton et mes gestes avaient fait entrevoir de la colère et des sentiments de reproche chez mon hôte du moment.

 

Monsieur Herbert voulu s’excuser d’avoir été trop dur et me faire savoir qu’en réalité j’avais raison. Trop facile pensai-je.

 

“Laissez-nous aborder la problématique loin des préjugés. Vous avez donné un avis, je pense autrement, à vous d’éclaircir votre idée.”

 

Prochainement:

Est-ce que les gens naissent égaux en droits à l’endroit où ils naissent? (2ième partie)

On peut se ressembler, avoir le même visage, la même demarche mais pas le même talent (1ère partie).

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